Prise en charge du "syndrome de KISS" par votre ostéopathe de Champhol Chartres
- odrickfremin

- 24 oct. 2022
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2025

"Syndrome de KISS" et ostéopathie
Le terme « syndrome de KISS » est parfois utilisé dans le cadre pédiatrique pour désigner un ensemble de troubles fonctionnels chez le nourrisson, reposant sur l’hypothèse d’un déséquilibre de la jonction crânio-cervicale.
Votre ostéopathe de Champhol Chartres souhaite éclairer ce sujet, préciser ce qui est scientifiquement établi, ce qui reste spéculatif, et montrer comment un accompagnement ostéopathique – intelligent, prudent et personnalisé – peut s’intégrer dans une prise en charge globale.
Si vous avez un nourrisson présentant asymétrie de posture, torticolis, troubles du sommeil ou de l’allaitement, votre ostéopathe de Champhol Chartres est à votre écoute pour un bilan adapté.
Qu’est-ce que le syndrome de KISS ?

Le syndrome de KISS correspond à une « sub-luxation » de la première cervicale par rapport à l’occiput et la deuxième cervicale. Il faut savoir que l’occiput et les 2 premières cervicales forment un ensemble fonctionnel. Il est rare de parler de l’un sans les 2 autres
L’idée est qu’un nouveau-né ou un nourrisson présenterait, après un accouchement difficile ou une mauvaise position intra-utérine, une dysfonction de la jonction occiput/atlas, entraînant une asymétrie posturale, un torticolis, une préférence de tête, des troubles de la succion ou du sommeil, et parfois des troubles digestifs ou coliques.
Les signes fréquemment rapportés sont :
Inclinaison de la tête d’un côté ou « position en virgule ou banane » du corps du nourrisson ;
Plagiocéphalie (aplatissement de la tête) ou brachycéphalie ;
Troubles de l’allaitement ou de la succion, agitation, pleurs fréquents, reflux ;
Retard ou asymétrie de développement moteur, ou encore torticolis musculaire associé.
Il est important de souligner que le "syndrome de KISS" n’est pas officiellement reconnu comme entité diagnostique dans tous les milieux médicaux. Certains professionnels lui reprochent d’être un « syndrome fourre-tout ».
L’avis de votre ostéopathe de Champhol Chartres sur « le syndrome de KISS »

Votre ostéopathe de Champhol Chartres est dans le camp des détracteurs du « syndrome de KISS ».
En effet, le « syndrome de KISS » décrit une subluxation de la première cervicale uniquement réductible par des manipulations de type structurelles (craquement), parfois à l’aide d’une machine bien particulière et après avoir suivi une formation spécifique.
En tant qu’ostéopathe, je suis contre les manipulations de ce type sur les bébés pour la simple raison qu’ils sont souples et réceptifs. Leur corps n’a pas besoin d’être forcé mais accompagné.
De plus, la première cervicale (C1) peut être considérée, d’un point de vue biomécanique, comme un ménisque entre l’occiput (C0) et la deuxième cervicale (C2) adaptant le mouvement entre ces 2 vertèbres. Le tout compose le complexe C0-C1-C2. Donc, si C1 est en dysfonction, c’est que le complexe entier est dysfonctionnel.
Dès lors, à quoi bon manipuler C1 encore et encore, quand il suffit de trouver l’origine de la dysfonction du complexe C0-C1-C2 pou libérer cette sub-luxation et permettre au bébé de retrouver son confort ?
Pour terminer, votre ostéopathe de Champhol Chartres considère que le rachis cervical est une courbure secondaire de la colonne vertébrale, partie adaptative de la colonne comme les lombaires. Ainsi, si l’on veut libérer de façon pérenne les cervicales, il faut aller chercher dans les courbures primaires (crâne et surtout l’occiput, dorsale et sacrum) la zone dysfonctionnelle à l’origine du « syndrome de KISS » pour le traiter efficacement et durablement.
Quelle approche ostéopathique raisonnable ?

Votre ostéopathe de Champhol Chartres, ostéopathe pédiatrique, aborde la prise en charge d’un nourrisson chez lequel on suspecte un désordre de type « KISS » par une approche globale et respectueuse du bébé.
1. Bilan complet et informations aux parents

Recueil de l’histoire : grossesse, accouchement (forceps, ventouse, spatules, déclenchement, repositionnement in utero), préférence de tête, posture, torticolis, plagiocéphalie, troubles de succion/sommeil.
Examen de la posture globale du bébé : asymétries, inclinaison de tête, port de tête, mobilité cervicale haute (occiput-atlas), tonus musculaire, reflets posturaux.
Explication claire aux parents de la situation : votre ostéopathe de Champhol Chartres mentionne que le terme « syndrome de KISS » est controversé, que les preuves sont limitées, mais qu’une prise en charge fonctionnelle et douce peut être utile.
2. Techniques douces adaptées au nourrisson

Recherche des dysfonctions sur les courbures primaires de la colonne afin de les libérer de manière douce et globale et permettre à C1 de se remobiliser d’elle-même.
Détente des muscles sous-occipitaux, du sternocléidomastoïdien, des trapèzes, du fascia cervical antérieur, et travail global sur la posture (crâne, col-troncs, bassin).
Conseils parentaux : encouragement au « tummy time », portage alterné, stimulation motrice symétrique, motricité libre pour permettre au nourrisson de mobiliser sa tête à son rythme.
3. Suivi et adaptation

Une première séance, puis une réévaluation après 1-2 semaines, puis selon les progrès.
Travail en collaboration avec la pédiatre ou le kinésithérapeute si nécessaire (notamment en cas de torticolis musculaire, plagiocéphalie sévère, ou problème médical associé).
Information claire aux parents sur les limites de l’intervention.
Quels bénéfices peut-on espérer ?

Même si les données scientifiques spécifiques au KISS sont limitées, on peut espérer plusieurs effets bénéfiques dans une approche ostéopathique bien conduite :
Amélioration de la mobilité de la jonction crânio-cervicale, réduction des asymétries posturales.
Détente fasciale et musculaire, ce qui peut favoriser un meilleur confort du nourrisson (moins d’agitation et de pleurs, meilleure position de la tête, potentiellement meilleure succion ou digestion).
Contribution à la symétrie corporelle, limitant les compensations posturales et les tensions secondaires (colonne, bassin, viscères et membres).
Soutien parental – le fait d’être accompagné et rassuré par votre ostéopathe de Champhol Chartres permet également de diminuer l’anxiété des parents, facteur non négligeable.
Limites et précautions

Le terme « syndrome de KISS » n’est pas unanimement reconnu et n’a pas de définition standardisée validée par toutes les associations pédiatriques.
Absence d’essais randomisés de haute qualité montrant l’efficacité de l’ostéopathie pour cette affection.
Nécessité d’exclure tout autre diagnostic (malformation cervicale, pathologie neurologique, torticolis musculaire congénital, etc.).
Utiliser des techniques très douces, éviter toute manœuvre excessive, et informer les parents sur les bénéfices et les limites.
Travailler en coordination avec le pédiatre. Si le nourrisson présente des signes inquiétants (apnée, convulsions, troubles sévères du développement), orienter vers un bilan médical.
En résumé : Un travail en douceur pour soulager votre bébé

Le syndrome de KISS est une notion qui interpelle de nombreux professionnels de l’ostéopathie, car elle met en lumière l’importance de la jonction crânio-cervicale dans la posture et la mobilité du nourrisson.
Bien qu’il n’existe pas à ce jour de preuve scientifique forte validant systématiquement l’efficacité de l’ostéopathie pour ce syndrome, une prise en charge douce, experte, centrée sur le bébé avec votre ostéopathe de Champhol Chartres peut apporter un vrai soutien fonctionnel et parental. Au-delà du terme, il s’agit de repérer tôt les asymétries, d’agir de façon tissulaire, et de favoriser un développement harmonieux.
Pour les parents :
- Pensez à une séance d’ostéopathie pédiatrique préventive dès que possible après la naissance,
- Restez attentifs aux signes d’asymétrie ou de torticolis,
- Privilégiez un bilan ostéopathique lorsqu’un doute existe,
- Adoptez les conseils de portage, de position, et de stimulation que votre ostéopathe de Champhol Chartres pourra vous donner.
Sources
Brand P.L.P., Engelbert R.H.H., Helders P.J.M., Offringa M. Systematic review of effects of manual therapy in infants with kinetic imbalance due to suboccipital strain (KISS) syndrome. Journal of Manual & Manipulative Therapy. 2005;13(4):209-214. doi:10.1179/106698105790824815. research.rug.nl+1
« KiSS – KiDD ». Syndromedekiss.com. Définitions et explications du syndrome de KiSS/KiDD. Syndrome de KiSS
« Le “Syndrome” de Kiss ». LAKPTN.fr. Analyse critique du syndrome de KISS. 2021. Lakptn
Brurberg K.G., et al. Diagnostics and Treatment of Infants Suspected with … EuropePMC, 2018. Europe PMC
« Kiss syndrome in babies: facts, signs, debates & support for … ». Heloa.app. 2025. Heloa, aux côtés des parents.




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