L'ostéo fait "craquer" et fait bien plus encore ! Votre ostéo de Champhol Chartres vous explique le craquement en ostéopathie !
- odrickfremin

- 16 janv. 2023
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 déc. 2025

Techniques ostéopathiques : du “craquement” aux techniques tissulaires
En consultation, beaucoup de patients associent encore l’ostéopathie au fameux “craquement”.
Pourtant, et depuis son origine, l’ostéopathie regroupe une large palette de techniques, choisies selon l’âge, la morphologie, la douleur, l’histoire médicale et surtout selon ce que le corps “autorise” le jour J.
Votre ostéopathe de Champhol Chartres adapte l’approche : parfois structurelle, parfois fonctionnelle, très souvent tissulaire, avec un objectif constant : améliorer la mobilité, réduire la douleur et soutenir les capacités d’autorégulation du corps.
Le “craquement en ostéopathie” : ce que c’est… et ce que ce n’est pas

Le “craquement en ostéopathie” correspond le plus souvent à une manipulation de type HVLA (High Velocity Low Amplitude : haute vitesse, faible amplitude). Le bruit entendu est généralement lié à un phénomène de cavitation intra-articulaire, c’est-à-dire une modification rapide de pression au sein de l’articulation avec formation de bulles de gaz dans le liquide synovial. Contrairement à une idée reçue très répandue, il ne s’agit pas de “remettre un os en place”.
Les recherches actuelles s’accordent à dire que ce bruit n’est ni indispensable ni représentatif de l’efficacité du traitement. Il est aujourd’hui admis que la présence ou l’absence d’un craquement audible n’est pas un indicateur fiable de l’amélioration de la douleur ou de la fonction.
Autrement dit, “ça a craqué” ne signifie pas forcément “c’est mieux”, et l’absence de bruit ne signifie pas non plus que la séance a été inefficace.
Ostéopathie structurelle : quand on parle d’articulations et de mécanique

L’ostéopathie structurelle s’intéresse davantage aux restrictions de mobilité articulaire et aux déséquilibres biomécaniques. Elle s’appuie sur des techniques visant à restaurer une amplitude de mouvement plus physiologique au niveau des articulations et des tissus péri-articulaires.
Il s’agit d’aller contre la dysfonction, « forcer » un mouvement qui ne se fait pas pour permettre à l’articulation, au viscère ou au muscles de le réaliser à nouveau le mieux possible.
On y retrouve notamment les manipulations HVLA, mais aussi des mobilisations articulaires plus douces, des techniques musculaires actives, des étirements spécifiques ou encore des techniques de décoaptation. L’objectif n’est pas de rechercher un alignement “parfait”, mais d’améliorer la qualité du mouvement global afin de diminuer les contraintes excessives sur certaines zones.
Sur le plan scientifique, les techniques manuelles, dont l’ostéopathie structurelle, ont été largement étudiées dans le cadre des douleurs rachidiennes. Les résultats montrent une efficacité modérée à bonne pour certaines indications comme les lombalgies non spécifiques, les cervicalgies ou certaines douleurs chroniques, avec une amélioration de la douleur et de la fonction lorsqu’elles sont intégrées dans une prise en charge globale.
Ostéopathie fonctionnelle : accompagner plutôt qu’imposer

L’ostéopathie fonctionnelle adopte une logique différente. Plutôt que de diriger le corps vers une barrière de restriction, l’ostéopathe accompagne les tissus vers une position de confort, puis laisse le système neuromusculaire s’auto-ajuster.
Cette approche indirecte inclut des techniques d’équilibrage ligamentaire, des techniques fasciales, des approches dites crâniennes selon les écoles, ainsi que des méthodes d’harmonisation globale des tensions. Le praticien se base sur la perception fine du mouvement tissulaire et sur la capacité du corps à retrouver un équilibre lorsqu’il est placé dans des conditions favorables.
L’ostéopathie fonctionnelle est particulièrement indiquée chez les patients douloureux, anxieux, très contracturés, chez la femme enceinte, le nourrisson ou encore lors des phases inflammatoires aiguës.
Elle est généralement très bien tolérée par l’ensemble des patients quelques soient les antécédents, l’âge ou la morphologie. Cela permet un travail en profondeur sans recherche de contrainte excessive.
Les techniques tissulaires : agir sur la qualité des tissus

Les techniques tissulaires occupent une place centrale dans l’ostéopathie contemporaine, notamment dans une approche dite tissulaire. Elles s’intéressent à la qualité des tissus plutôt qu’à la seule mobilité articulaire : fascia, muscles, peau, tissus conjonctifs et parfois structures viscérales selon l’indication.
Le principe repose sur le fait que les tissus sont riches en récepteurs sensoriels impliqués dans la perception du mouvement et de la douleur. Un toucher précis, lent et adapté peut moduler le tonus musculaire, améliorer les glissements tissulaires et influencer positivement le système nerveux.
Les travaux scientifiques portant sur les approches myofasciales montrent des effets intéressants sur la douleur et la fonction, même si les résultats varient selon les protocoles et les populations étudiées. Ces techniques s’intègrent parfaitement dans une prise en charge douce, progressive et individualisée.
Ostéopathie structurelle et fonctionnelle : une opposition surtout théorique

Dans la pratique quotidienne, l’opposition entre ostéopathie structurelle et fonctionnelle est souvent plus théorique que réelle. Il ne s’agit ni d’une opposition entre techniques “fortes” et techniques “douces”, ni d’un choix entre efficacité et confort.
La principale différence réside dans la direction de travail : l’approche structurelle est plutôt directe et orientée vers la restriction, tandis que l’approche fonctionnelle est indirecte et orientée vers la facilité. En réalité, votre ostéopathe de Champhol Chartres combine fréquemment ces approches au cours d’une même séance.
Par exemple, un travail tissulaire et fonctionnel peut être réalisé en début de consultation pour diminuer la douleur et la tension globale, puis une mobilisation plus structurelle pourra être envisagée si elle est pertinente et bien tolérée. L’inverse est également possible. Le choix dépend toujours du patient et de son état du moment.
Ce que dit la recherche scientifique sur l’ostéopathie

Les études consacrées à l’ostéopathie et aux techniques manuelles montrent des bénéfices intéressants dans certaines situations, notamment pour les troubles musculo-squelettiques.
Les effets observés sont généralement modestes à modérés, mais cliniquement pertinents, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans une approche globale prenant en compte le contexte biopsychosocial du patient.
La recherche souligne également l’importance de la relation thérapeutique, de la compréhension du problème par le patient et de l’intégration de conseils de mouvement, d’activité physique et d’hygiène de vie. L’ostéopathie ne se résume donc pas à un geste technique, mais à une prise en charge individualisée.
Quand privilégier une approche sans “craquement”

Il existe de nombreuses situations où le craquement en ostéopathie n’est ni nécessaire ni souhaitable : douleurs aiguës très inflammatoires, fragilité osseuse, appréhension importante, certaines pathologies (hernies discales, déchirure musculaire…) ou simplement lorsque d’autres techniques permettent d’obtenir un résultat équivalent ou meilleur.
Dans ces cas, les techniques fonctionnelles et tissulaires offrent une alternative efficace, sécuritaire et confortable. Elles permettent un travail en profondeur sans imposer de contrainte mécanique excessive.
En résumé : une ostéopathie adaptée à chaque patient

L’ostéopathie ne se résume pas au craquement. Le craquement en ostéopathie est une technique parmi d’autres, utile dans certaines situations, inutile voire inadaptée dans d’autres.
L’ostéopathie structurelle s’intéresse davantage à la mécanique articulaire, tandis que l’ostéopathie fonctionnelle et les techniques tissulaires visent l’équilibre des tensions et la qualité des tissus.
Dans la pratique, votre ostéopathe de Champhol Chartres choisit avant tout l’approche la plus cohérente avec votre état, vos besoins et vos objectifs : diminuer la douleur, améliorer la mobilité, favoriser la récupération et accompagner le corps vers un fonctionnement plus harmonieux et durable.
Prenez rendez-vous dès aujourd'hui avec votre ostéopathe de Champhol Chartres pour prendre soin de vous !
Sources scientifiques
- Langenfeld A. et al. – Systematic review on biomechanical effects of high-velocity low-amplitude spinal manipulative therapy.
- Moorman A.C. et al. – Impact of audible pops associated with spinal manipulation on clinical outcomes.
- Zipp C.R. et al. – Overview of systematic reviews on the efficacy and safety of osteopathic treatment.
- Tucker D.J. – Osteopathic Manipulative Treatment: Balanced Ligamentous Tension procedures.
- Roberts A. et al. – Osteopathic Manipulative Medicine: Review of techniques.
- Friedman A. et al. – Osteopathic manipulative treatment for chronic low back pain.
- Antohe B.A. et al. – Myofascial release and joint range of motion: systematic review and meta-analysis.




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